Blog-sur-Loire

Janvier 2019

Parole de Millière !

Agnès Legout-Catelain
Présidente de Millière Raboton

©Marianne Mercier

Levons l’ancre pour 2019 avec enthousiasme !

Avant d’appareiller pour 365 jours en Loire, jetons un coup d’œil par dessus l’épaule pour baliser l’année écoulée et saluer quelques grands moments comme nous les aimons à Millière Raboton.

Nous avons vécu une année où notre vie associative a battu son plein lors de plusieurs rendez-vous amicaux. Nous y sommes très attachés.

Entre nous comme le 5 mai, le temps d’une Journée des Bénévoles (échanges, déjeuner au Restaurant de la Gare à Onzain, sortie en Loire) où se resserrent les liens entre guides-pilotes, nouveaux salariés, nouveaux bénévoles et ceux de toujours… Et pour clore la haute saison, avec les nouveaux pilotes bénévoles, ce fut le 29 novembre, un Rendez-Vous dans les Vignes dans le domaine familial de Myriam Fouasse-Robert.

Auparavant, le 17 septembre, sous une tente bienvenue pour déjeuner au sec, un grand pique-nique avait eu lieu entre adhérents, bénévoles, sympathisants où nous avons élargi le cercle. Puis, le 20 mai ce fut un magnifique apéro dans le cadre de Couleurs en Loire aux côtés de l’association Chaumont au fil du temps, organisatrice de cet événement qui transforme le village en musée de plein air et d’intimité chez les habitants qui ouvrent leur porte… notre cercle Millière Raboton a enregistré là une extension presque communale

Les bacs de Loire d’Amboise et de Veuves-Rilly-sur-Loire, ont concrétisé à leur façon des liens redevenus vivants entre riverains du fleuve et ont illustré notre vocation de passeur, passeur de Loire certes mais aussi passeur de connaissance, d’expérience, de mémoire et, ce qui ne gâte rien tant nous en avons besoin : de sérénité retrouvée sur l’eau.

Je vous laisse découvrir l’arrivée de notre nouvelle toue au glamour assumé…

N’est-elle pas belle et racée avec sa proue relevée comme une invitation au voyage …

Cette nouvelle embarcation porte notre flotte à 8 bateaux, à l’identique de 2015 (la toue cabanée dévolue à l’accueil ne naviguait plus depuis cette date).

Cette arrivée parle d’avenir, de balades, de belle saison, c’est le symbole d’un nouveau tremplin pour notre activité et un regain de passion pour le pilotage en Loire.

Encore bonne année 2019 de la part de l’équipage Millière Raboton et, bien sûr, à bientôt sur l’eau !

Quoi d’9 au port de Chaumont-sur-Loire ?

© Philippe Gautier

La saga Gueule de Bois .

Jeudi 20 décembre 2018, fin de matinée, branlebas de combat sur le port, grand jour pour Millière Raboton : la nouvelle recrue de notre flotte va débarquer. Elle arrive en convoi exceptionnel, posée délicatement sur des pneus, bien sanglée sur une remorque tirée par un premier camion suivi d’un impressionnant camion-grue. Notre nouvelle toue est attendue par une vingtaine de personnes qui tapent du pied sur la rive. Quelques automobilistes, passant sur la Départementale, se garent pour ne pas rater le spectacle…

« Aloirissage »

Il faudra s’habituer au néologisme, car il s’agit bien « d’aloirissage », qui peut le contester ? L’opération nécessite un peu de stratégie de déploiement. Le premier camion et sa remorque chargée de la toue stationnent sur la Départementale. Le camion-grue descend  la cale et se positionne, en contrebas, à l’aplomb de l’attelage. La grue en méduse plus d’un avec sa flèche d’une trentaine de mètres et ses 25 m de portée. La toue Bois/Alu, qui n’a pas encore de nom, pèse 2 tonnes. Soulevée fermement, elle  va accomplir une rotation de 180°. Elle navigue dans les airs avec des grâces de grand oiseau avant de tâter l’eau, déposée comme une plume. « Elle a flotté tout de suite » ditGérard Schmitt.

© Philippe Gautier

Bienheureuse attente

L’idée d’un bateau équipé d’une coque en alu, nous en parlions déjà avec Jean Ley, il y a une dizaine d’années. Au début comme un superbe mirage vaguement inaccessible, cependant le CA de l’époque a décidé de provisionner régulièrement des fonds pour permettre de lancer, un jour, le projet. Salut au passage à notre homme de Loire ! C’est assez dire que la nouvelle toue était impatiemment attendue… Sa construction a démarré un an plus tôt, à Tavers (près de Beaugency), dans les ateliers de l’entreprise MILTIADE qui fut chargée d’élaborer toute la coque en alu. Puis ce fut le transfert de cette coque alu dans les ateliers de la société KAÏROS, situés à Montlivault pour l’habiller de bois. Quelle satisfaction d’être venu à bout de cette belle réalisation ! Il reste maintenant à l’équiper : mat, voile et moteur. Nul problème d’intégration dans notre flotte : elle ressemble, la taille au-dessus, à  nos toues.

L’accueil Millière Raboton

La toue aloirit élégamment près de la toue YVES.R où l’attendent Thomas et Stéphane, nos guides-pilotes. Ils couplent les 2 toues pour les ramener bord à bord en bordure d’eau, près de la toue cabanée. Le bois très clair de la toue Bois/Alu contraste vivement sur le bois presque noir de YVES.R. La nouvelle toue est la plus grande et la plus haute de la flotte. Son nez pointe plus haut pour fendre l’eau ! À saluer au passage, avec grand plaisir, nos 2 saisonniers Paul et Thomas venus présenter leurs hommages à la nouvelle arrivante ! Après le gros chantier de restauration de BOIRE COURANT – une vingtaine de personnes bénévoles et salariées ont participé activement à l’opération – cette journée sonne comme une récompense.

Il est une toue qui va naviguer…

Pour obtenir un certificat de navigation auprès du Centre Instructeur de Nantes dont nous dépendons, il faut au préalable donner un nom au nouveau bateau. Philippe Gautier a organisé 2 tours de scrutin électronique d’où sont sortis en 1 – GUEULE DE BOIS et en 2 – GENS DE LOIRE. La toue dite Bois/Alu pendant des mois, se nomme désormais GUEULE DE BOIS. Son baptême aura lieu au printemps. Il reste donc un peu de temps pour se mettre en quête d’une marraine…

Avenir et Stratégie

Alors que GUEULE DE BOIS est amarrée au port de Chaumont, une question se pose quant à la réforme de nos toues traditionnelles si vaillantes depuis de nombreuses années. La restauration de BOIRE COURANT a été décidée pour dégager un long temps de test afin d’observer le comportement de la nouvelle toue. De ce comportement, sera tiré enseignement pour les choix de construction des futures toues.

© Philippe Gautier

Passion pilotage

L’arrivée de GUEULE DE BOIS est pour nos pilotes un moment intense. Stéphane s’exprime avec enthousiasme : « D’emblée on se projette dans l’avenir. On va de l’avant, c’est une forte impulsion d’énergie … Cette nouvelle toue impose une autre conception de piloter, ce qui signifie nouvel apprentissage et c’est gratifiant d’apprendre du nouveau… La sensation que nous avons eue, avec Thomas, était que rien n’accroche à la coque, tout est beaucoup plus fluide, la glisse se différencie complètement de celle des toues traditionnelles : avec moins de friction moins de frein… Et puis, elle est belle, j’ai hâte de naviguer avec elle ! »

Alors, comme dans les belles histoires qui finissent bien sur le port de Chaumont sur Loire : un peu de vin chaud, un café, et pourquoi pas une flute de pétillant, ont rendu festive cette belle journée. Nul doute que Gérard Schmitt en grand intendant des Menus Plaisirs chez Millière Raboton,  était à la manœuvre gouleyante…

À ta santé GUEULE DE BOIS et à la nôtre !

© Philippe Gautier

Ceux d’Loire

  © Chrystelle Morin

Marianne Mercier
Coloriste, peintre, plasticienne… et ligérienne

Marianne Mercier vit et travaille face au port de Chaumont. Les fenêtres de sa maison-atelier surplombent la Loire en gommant la route : un coup d’œil et c’est embarquement immédiat sur le fleuve… L’impression de vivre « en » Loire prend ici tout son sens en parallèle et en contraste avec l’ambiance et la décoration intérieure qui plongent la visiteuse que je suis, dans un rêve nimbé de Russie éternelle… Laissons le mystère agir, on est en harmonie face à Marianne  installée à sa table de travail et dont les mains œuvreront pendant tout l’entretien.

En route vers la Loire

Native du bordelais – terroir de Lalande-de-Pomerol – Marianne Mercier vit là les premières années de sa vie, élevée par une grand-mère vigneronne.  Seule enfant du petit village, les ceps de vigne deviennent ses amis. Elle se perd avec délice dans l’océan des pieds de vigne qui s’étirent à perte de vue… Persuadée que ces petits amis, enracinés dans un sol de graviers et de sable,  sont comme elle, des êtres vivants… Attentive à la lumière qui s’élève au-dessus de ses petits compagnons de jeux, elle observe le tremblement des gouttes de rosée et s’invente des histoires. Sa mère, installée à Bordeaux, lingère en couture flou, brode les contes de Grimm et de Perrault sur des robes de petites filles.  «  J’aimais m’asseoir près de ma mère… observer ses doigts agiles  poser les points côte à côte … Elle appelait cela « de la peinture à l’aiguille »… Lorsqu’elle tirait son aiguillée, le fil coloré s’élevait au dessus de l’ouvrage et formait des volutes dans l’espace … Mon regard s’accrochait sur ces lignes chatoyantes qui dansaient dans l’air et ma pensée  partait en rêverie… »   A 7 ans, Marianne quitte sa Gironde natale pour aller au devant de son premier rendez-vous avec la Loire et s’installe à Nantes avec sa famille. En arrivant dans cette ville, qui porte encore les blessures de la seconde guerre mondiale, elle éprouve un sentiment de surprise et d’admiration  pour la grandeur et la belle architecture du pont transbordeur qui, pour quelques temps encore, enjambe la Loire avec majesté…

Chemins de traverse

Écolière Marianne, s’immerge littéralement dans la lecture. Elle lit avec passion les ouvrages de la Comtesse de Ségur née Rostopchine et  vivra là sa première rencontre avec le monde slave… Adolescente de quinze ans, elle dévore les livres  de Colette, puis s’embarque pour un long voyage littéraire à travers la littérature russe : Tourgueniev, Tolstoï, Dostoïevski…

C’est à cette période qu’elle entame un apprentissage de trois ans  dans un salon de coiffure. Ce fut le temps des premiers contacts avec le monde de l’esthétique, de la couleur et de la culture.  Encouragée par sa mère et son maître d’apprentissage, qui portait grand intérêt à la culture, elle   fréquente, avec régularité, le grand théâtre de la ville, où elle se découvre un goût  prononcé pour l’opéra et la musique classique.

Le point de non retour

«  J’essayais de bien faire mon métier et mon travail dans la coiffure me permettait de gagner ma vie… La partie coloriste m’intéressait tout particulièrement,  mais j’avais comme une intuition, une sensation presque physique, que la couleur n’était pas bien utilisée… Les femmes souhaitaient modifier la coloration naturelle de leur chevelure, mais lorsque je voyais le résultat obtenu, certes  les cheveux étaient lumineux, mais les visages à l’état naturel ne rayonnaient plus. Je voulais comprendre pourquoi mon œil n’était pas satisfait… Il me fallait approfondir cette interrogation !»

Où aller ?

La vie est ainsi faite, son quotidien, ses conventions : mariage, enfants, famille, deuils, engagements, luttes sociales…  « Pour sortir de mon quotidien, un soir je suis allée écouter un conférencier qui présentait,  « la Vie et l’Œuvre de Rembrandt ».  L’éloquence  de cet intervenant et les images qu’il nous donnait à voir, ont eu raison de mes émotions…  Bouleversée devant une reproduction du Maître Hollandais « Le retour du fils prodigue », je suis rentrée chez moi, comme une accidentée, heurtée par trop de lumière et de poésie. Au cours de cette soirée j’avais appris que cette toile était la propriété d’un musée en Russie, plus précisément le musée de l’Ermitage à Léningrad… Soudain, je rêvais de voyage et de liberté. Quelque temps plus tard, c’est le Violoniste Bleu, de Marc Chagall, qui saisit mon regard …  À nouveau la Russie me faisait signe… Une visite au musée du message biblique à Nice, m’a  permis  de découvrir l’œuvre, la légèreté et la poésie de ce peintre. Ce  fut pour moi un véritable émerveillement… je voulais rentrer dans son ciel, rencontrer ses personnages… Je voulais tout savoir de cet homme, sa vie, son œuvre, son parcours… Je voulais, comme ce Violoniste Bleu, m’élever au-dessus de ce monde contraignant… Ma curiosité était à vif et je débordais d’émotion !  Une certitude s’est alors installée dans ma pensée : je veux peindre, travailler les matières, créer du lien avec la couleur… et laisser vivre ce rien de lumière qui nous donne vie. »

Détour pour sortir du labyrinthe

«  À mon retour de voyage, je me suis inscrite à  des cours de peinture. Mes connaissances en colorimétrie  m’ont énormément aidée. J’étais à mon affaire pour mélanger les pigments… mais la  gestuelle ne suivait pas, je devais me détendre, m’assouplir… mon professeur disait : « le geste du peintre, c’est comme l’arabesque du danseur… votre intention doit passer par le corps ! » … Et comme si cela ne suffisait pas, je me lance dans l’achat d’un salon de coiffure… Je passe mon brevet de maîtrise afin de pouvoir former des apprentis…Mais rien n’y fera, je revendrai le salon moins d’un an après son acquisition. »

Un rai de lumière

Un nouveau départ s’impose, direction « Plaisir » dans les Yvelines…

« … Mon désir : faire une  formation de Coloriste en Enluminure au Pochoir… je fais une demande de bourse d’étude auprès du ministère de la culture… Et pendant deux ans à Paris, dans un atelier d’artisanat d’art, rue des cinq diamants, j’apprends ce métier de Coloriste en Enluminure…  De nos jours, la technique d’Enluminure au Pochoir est employée à la copie d’œuvres anciennes ou contemporaines, en tirage limité et de haute qualité, destinée soit à la documentation ou à l’illustration dans le domaine du livre, soit à la copie de tableaux dans le domaine de l’estampe (aquarelle, gouache, encre)… 

Chance suprême, en 1988, je suis invitée par des amis à visiter le musée de l’Ermitage à Léningrad, qui à cette époque n’avait pas encore retrouvé son nom de St-Pétersbourg.  Je suis bouleversée par la rencontre avec ce pays, ce peuple et ce lieu…  Devant la toile du «  Fils Prodigue de Rembrandt » l’émotion est intense… Mes yeux pénètrent la matière pourpre, épaisse et ruisselante d’or… J’observe le visage du père… ses traits portent l’empreinte de ses doutes et de ses combats… Je suis impressionnée, au sens propre du mot… subjuguée par l’attrait, l’énergie qui se dégage de cette toile… C’est à ce moment là…  dans ce  palais d’hiver, que je rencontre Vladimir Gaïdoukov, peintre expressionniste en Sibérie Orientale. Avec l’aide d’une amie traductrice et bibliothécaire à Zélénogorsk, nous échangerons une longue correspondance qui nous permettra d’entretenir, jusqu’à aujourd’hui, une très chaleureuse amitié… »

Dourakine, livre unique de Marianne Mercier.
© Chrystelle Morin

Enfin coloriste, peintre, plasticienne

« …De retour en France,  pour approfondir mes connaissances de Coloriste, je m’inscris dans des formations complémentaires… D’abord auprès d’une infirmière-esthéticienne… Avec elle j’apprends  la méthode de Coloranalyse ( étude des couleurs selon notre carnation naturelle)… Suivie ensuite d’une formation sur la Couleur-Énergie  auprès d’un  kinésithérapeute, qui utilise la couleur comme  un langage symbolique auprès de ses patients…  Forte de ces nouvelles connaissances, je peux enfin exercer mon métier de Coloriste en libérale…. J’anime des stages un peu partout en France, en Belgique, en Suisse et  au Luxembourg : des stages de « Couleur et Vêtement »… Auprès de particuliers et dans les ANPE pour aider les personnes en réinsertion professionnelle à retrouver une belle image d’eux-mêmes… des ateliers  de Colorimétrie pour transmettre la connaissance du cercle chromatique selon la théorie de Johannes Itten… Je participe également à des expositions, à des conférences…

Désormais, ma vie c’est mon travail et mon travail c’est ma vie…  C’est en 1992  que je réalise, mes premières toiles peintes et collages sur carton (en technique mixte, assemblage de papier, fils, acrylique et matériaux divers). À cette même époque, je me nourris d’histoire de l’art… J’arpente les musées et les galeries parisiennes…Je découvre l’œuvre de Jean Dubuffet,Gaston Chaissac,Tapies, Soulages, Reyberolle…et bien d’autres encore, qui me sont chers…  Je me sens très proche des mouvements : Art Brut, Art Singulier, Arte Povera, Land Art…

L’art de Marianne

« Aujourd’hui, je récupère, détourne, assemble, met en scène des matériaux usés qui paraissent insignifiants… Je cherche la lumière dans les petits riens de matière… Ainsi s’impose mon travail, comme une recherche autour de la couleur, de la substance, des lignes, des traces et des impressions… Tant qu’il y a un éclat de lumière dans la matière, il y a de la vie, il y a de l’être… Je ne sais pas où  je vais, mais je sais que tant que je suis sur  le chemin de la création je ne pourrais plus jamais m’égarer… Comme dit le peintre Paul Klee : « Ce que je fais, m’apprend ce que je cherche. » … Avec mes amis sibériens  nous avons le projet d’une exposition commune  et dans cet objectif, je travaille actuellement sur une série de livres aux titres révélateurs : De rêveries en rencontres… Sur les chemins de Russie… »

Dans l’atelier de Marianne, des toiles, des livres et des personnages troublants émergent : Trucmuche, un personnage à tête de passoire, vous observe : assemblage de fil, canevas, passementerie et dentelle...  Vassilissa, un personnage bobine, vous contemple :  collage sur bobine de fil, toile de jute, ficelle, perles et dentelle… Plongez dans La malleauxveuves (elles sont 13 pour conjurer le sort !) … Feuilletez avec ferveur les livres uniques : Dans la berline du Général Dourakine, Voyage entre lignes et Matières… Marianne ne connaît pas de dernier mot !

Étape à Chaumont

«  Le village m’a séduite lorsque je suis venue exposer mon travail en 2010, dans le cadre de l’événement Couleurs en Loire, organisé par l’association Chaumont au fil du temps. J’exposais mon travail, dans l’ancien magasin de chaussures, auprès de deux amis plasticiens. J’ai vécu là, une vraie rencontre avec ce lieu, et ce paysage ligérien…  En novembre 2013, j’ai éprouvé  un vrai coup de foudre  pour une maison complètement embarquée en Loire… Devenue ma maison-atelier, dans laquelle, aujourd’hui, je conjugue travail et bonheur de vivre. Son implantation ouvre grand par chaque fenêtre… Et nous invite à l’infini voyage des lumières de Loire et de leurs mouvances. Je suis au quotidien les activités de Millière Raboton, il me suffit de lever les yeux pour repérer les mouvements, les événements, le ballet des toues qui appareillent et reviennent au port, les embarquements, les débarquements, la vie du port en somme… J’ai fait connaissance avec  Aurélien, Stéphane et les bénévoles de passage…  Mes chers voisins Bateliers que j’invite, quand ils le souhaitent, à venir faire escale auprès d’un café chaud dans mon atelier…»

Rendez-vous sur le site:  http://www.mariannemercier.com/ pour découvrir la profusion des créations signées Marianne Mercier… et si vous souhaitez passer un moment d’échange dans son atelier (sur rendez-vous), vous ne pouvez pas vous tromper, c’est juste en face de la toue cabanée Millière Raboton.