Blog-sur-Loire

Juin 2020

• Parole de Millière !
Édito : Agnès Legout-Catelain, Présidente de Millière Raboton

• Premier beau jour déconfiné sur le port de Chaumont
1er pique-nique spontané sur la rive

•  Les balades reprennent sur le port !
Jamais Juliette sans Roméo, pour le meilleur et pour le pire !

  Consignes de sécurité sur Loire
Un parcours balisé et fort agréable !

  Adhérer à millière raboton, homme de Loire

• Ceux d’Loire
Baptiste Marseault – Le droit fil

 

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Parole de Millière !

Agnès Legout-Catelain
Présidente de Millière Raboton

1ère balade crépusculaire « déconfinée » samedi 14 juin 2020
©Stéphane Doussard

Nous voilà aux portes de l’été et, depuis le 2 juin, millière raboton s’active avec ses hommes de Loire pour tout remettre à flot !

Depuis le 8 juin, nous levons l’ancre avec enthousiasme.

L’accueil situé sur la rive, à la toue cabanée, s’effectue derrière un plexiglass protecteur. Le cheminement jusqu’à l’embarquement quelques 200 mètres plus loin, est balisé et les croisements évités par un décalage horaire des balades. Le port du masque sur les bateaux est obligatoire. Les consignes pour les regroupements amicaux et familiaux seront adaptées, lors de la réservation. Gel hydroalcoolique, à disposition, dès l’accueil et sur les bateaux, et port de la visière pour les guides-pilotes et bénévoles. Les bancs sont désinfectés après chaque balade. Des panneaux d’information relaient toutes ces dispositions pour respecter la sécurité sanitaire de tous.

Tout porte à croire que vous serez nombreux à embarquer sur nos toues, pour découvrir ou goûter, de nouveau, les plaisirs de la beauté des paysages si changeants, dont la lumière reste unique à chaque instant. Pendant le confinement, une faune nombreuse a repris des habitudes de maître à bord du fleuve, aussi, selon l’heure du jour et jusqu’au couchant, vous croiserez les heureux sujets de Dame Loire.

Nos guides-pilotes ont vécu, dans la fièvre, les derniers préparatifs alors que le niveau des eaux était, déjà, assez bas avant une brusque remontée de 1,30m !

Toutefois le lien entre pilotes et Loire, est si fort et nourri, qu’ils ne s’en alarment pas, tellement heureux de vous faire vivre de belles aventures en s’ajustant au plus près de ses caprices.

Sachez que nous vous attendons avec une envie renouvelée et le bonheur retrouvé du partage entre amoureux du fleuve…

A bientôt sur l’eau.

Premier beau jour déconfiné sur le port de Chaumont

1er pique-nique déconfiné sous le saule Marsault :
vous avez bien lu – saule Marsault – planté par Joël Girard, selon Stéphane Doussard.

Impossible d’imaginer que ces personnes paisibles qui s’adonnent au plaisir du pique-nique, sortent de tant de semaines de confinement… Dans une belle atmosphère qui évoque les toiles impressionnistes, l’harmonie des nuances, la détente dans les attitudes, l’intimité des groupes, tout parle de bonheur simple en terre ligérienne. Robert Mann ne pouvait laisser échapper cette ode à la joie qui se déroulait sous ses fenêtres. L’œil d’un grand photographe est toujours en alerte !

1er pique-nique
©Robert Mann

Les balades reprennent sur le port !

Jamais Juliette sans Roméo, pour le meilleur et pour le pire !

Ils ont bien préparé leur coup, Juliette et Roméo, qui végétaient dans une quelconque basse-cour, des environs du port de Chaumont. L’été dernier, sans tambour ni trompette, ils se sont fait la belle.  Pas vu, pas pris, pour cacher leurs amours et leur soif de liberté, ils ont élu domicile à la jonction de l’île aux mouettes et de l’île boisée. Ouf ! Enfin seuls !

L’hiver a passé tranquillement. Il paraît que les humains hibernent à leur manière. Cette année, les humains, si émoustillés, d’habitude par le printemps, ont prolongé plus que de coutume, leur hibernation…  Alors, Juliette et son Roméo, ont mis à profit le confinement pour fonder une famille. Très au fait de l’éducation des petits, après les avoir admirablement entourés pendant leurs premiers jours, il était juste temps de leur apprendre à repérer leur environnement, et, surtout, à éviter les abords de la maison de Gégé le Terrible. Consignes de sécurité obligent : Maman devant, Papa qui boucle le passage… et en avant la balade familiale, sous le regard de Marianne Mercier, qui a levé les yeux de sa table de travail. Vœux de bonheur et de prospérité de la part de millière et de raboton !

 © Marianne Mercier
www.mariannemercier.com

Consignes de sécurité sur Loire

Un parcours balisé et fort agréable !

Bienvenue de l’accueil de la toue cabanée, vers le lieu d’embarquement, par le petit chemin sur la rive, votre guide-pilote vous ouvrira la barrière et vous accompagnera jusqu’au bateau. Le port du masque est obligatoire. Votre guide-pilote dispose d’une visière.

À bord, vos places sont délimitées par des ronds répartis sur les bancs. Gel hydroalcoolique à disposition. Désinfection des bancs après chaque rotation.

©Stéphane Doussard

©Stéphane Doussard

Avant le départ, les consignes à bord – habituelles – vous seront communiquées par votre guide-pilote.

Rappel des gestes-barrières. Puis, c’est le moment magique de lever l’ancre pour une balade, à chaque fois unique, dans les belles lumières de Loire !
Lors de la 1ère balade crépusculaire du 14 juin, le coucher de soleil fut de grand apparat !

Adhérer à millière raboton, homme de Loire

L’Assemblée générale du 13 juin, moment habituel du renouvellement des adhésions ou de nouvelles prises d’adhésion, a été reportée, pour cause de pandémie. Compte-tenu de la situation précaire de notre activité et de notre engagement auprès de nos salariés permanents et saisonniers, nos besoins de trésorerie sont pressants. Nous comptons sur vous pour renouveler maintenant votre adhésion ou pour rejoindre l’aventure millière raboton, en souscrivant une adhésion, dans vos meilleurs délais. L’énergie de poursuivre nous anime. Nous sommes prêts. Merci d’être au rendez-vous !

Ceux d’Loire 

Baptiste Marseault
Le droit fil

©Joël-Érik Tarrida

À l’âge où l’on prend le chemin du Collège, Baptiste Marseault a découvert sa vocation : il sera maître d’école. Il a taillé sa route pour rester fidèle à cette évidence qui l’a éclairé, très jeune, en évoluant, pourtant, sur d’autres territoires. Vocation pédagogique, maîtrise des apprentissages liés à la pratique du sport, sens du collectif et du tremplin qu’il représente… ce droit fil d’un parcours de vie a conduit, Baptiste Marseault, à s’engager pleinement dans la vie communale de Chaumont-sur-Loire.

 

Breton du Loir-et-Cher

« Mon enfance s’est déroulée dans la ferme de mes parents, à Candé. Mon père avait repris la ferme exploitée par mon grand-père, qui en était propriétaire. J’ai grandi dans un milieu d’agriculteurs, gardes forestiers, à tonalité… bretonne ! Ma mère, née à Crucheray, village situé près de Vendôme, est de descendance bretonne. Son grand-père à la recherche d’un travail rémunérateur, a quitté sa Bretagne natale déshéritée, à l’âge de 13 ans, pour venir s’installer, en Loir-et-Cher, et s’employer à construire une vie meilleure. Au fil des ans, une forte communauté bretonne s’est constituée, à Vendôme et dans les environs, suscitant des réactions, quelquefois, peu amènes : il ne faisait pas bon avoir « une tête de Breton » ! Jusqu’à aujourd’hui, il y a une communauté bretonne, très active, à Vendôme. Dans le cadre de ses études ma mère est venue en stage dans la ferme de mon père. C’était fatal : ils se plurent, et se marièrent. »

 

Enfance à la ferme

« Je suis le 4e enfant d’une fratrie de 5. À la ferme, nous n’avions pas de télé, cela ne nous manquait pas, nous étions une famille heureuse, et les repas de famille étaient autant de moments chaleureux. Il régnait une bonne atmosphère à la maison, qui fluctuait au diapason de la météo. Nous, les enfants, étions très sensibles à ce qui touchait, de plein fouet, nos parents, pieds et poings liés aux aléas météorologiques qui impactaient directement les récoltes d’une exploitation, vouée à la polyculture. Qu’il grêle sur les plants de tabac, que le Beuvron inonde les semailles, qu’il gèle sur les plants de légumes…   notre vie quotidienne en était affectée, bien que mes parents aient toujours eu le courage et l’énergie de surmonter les difficultés. Il faut dire que leur vie était difficile mais que nous avions tous à cœur de fêter les bons moments et de s’accommoder, avec le plus de philosophie possible, de ce qui constituait, bien souvent, des catastrophes pour le budget familial. Conséquence insigne : aucun des 5 enfants n’a imaginé sa vie dans l’agriculture. »

Des parents courageux et inventifs

« Si personne d’entre nous n’a repris la terre – nos parents ne nous y ont pas incité -, nous avons admiré leur inventivité et leur art de rebondir, soucieux d’optimiser leur petite surface toute l’année. Ainsi, après avoir repris l’élevage de vaches des grands parents puis créé un troupeau de moutons jusqu’à 120 brebis, ils se sont diversifiés vers la culture du tabac, et de plants de légumes tout en maintenant une petite activité de céréales. Ma mère a élevé des lapins angoras et ouvert un atelier de fleurs séchées. Leur souci permanent était de boucler l’année en équilibrant pertes et profits. Nous les avons vu vraiment s’épanouir quand ils ont décidé d’aménager des chambres d’hôtes à la ferme. Au début, nous avons fait contre mauvaise fortune, bon cœur – les chambres d’hôtes ont été créées dans nos chambres d’enfant – et puis, toutes ces allées et venues rompaient la calme routine de la ferme. Nous, les enfants, avons eu parfois l’impression d’être envahis. Nos parents, toujours très accueillants, jubilaient : paysans éclairés, ils adoraient parler de la région, de la Loire, des châteaux, à leurs hôtes. Nous les avons découverts experts, sur certains sujets, qu’ils abordaient spontanément, sans tambour ni trompette, mais avec beaucoup de finesse. Plusieurs hôtes sont devenus de grands amis. En tout cas, la météo n’était plus cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de leurs têtes, et nous en étions heureux pour eux ! »

Le bout du monde… en Loir-et-Cher !

« J’ai commencé mon cursus scolaire, à l’école des Montils, après j’ai fréquenté celle de Monthou-sur-Bièvre, ensuite, celle de Candé, avant d’atterrir au Collège d’Onzain, puis au Lycée à Blois. Après le lycée, je me suis inscrit en Psychologie à l’université de Tours. J’envisageais alors de partir en coopération à l’autre bout du monde. Si ce n’était que, depuis le Collège d’Onzain, j’avais à cœur de devenir maître d’école… j’ai donc passé le concours d’entrée à l’École Normale, et me suis retrouvé nommé, en Loir-et-Cher, à Pierrefitte-sur-Sauldre. Par expérience, je sais maintenant que le bout du monde ne ressemble pas, vraiment, à l’idée qu’on s’en fait ! »

La passion du sport en milieu scolaire

« Je suis resté 2 ans, instituteur à Pierrefitte-sur-Sauldre. Je m’investissais à fond dans le sport scolaire et, à l’époque, peu de jeunes enseignants s’impliquaient ainsi. J’ai eu vent d’une annonce selon laquelle, l’Union sportive de l’enseignement du premier degré (USEP), recherchait un responsable du sport en Loir-et-Cher. J’avais 26 ans. En théorie, je devais partir à l’Armée. Le fait de signer un contrat de 2 ans avec l’USEP, m’a octroyé un sursis de 2 ans. Bien m’en a pris, le président Chirac a mis fin au service militaire national pendant cette période. Après avoir été sursitaire, je suis devenu complètement exempté de l’Armée ! À l’USEP, j’évolue au sein de la Ligue de l’Enseignement, et suis sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale. Mon activité correspond à une mission de service public, centrée sur l’éducation par le sport et la formation du citoyen sportif éclairé ! »

USEP41

« Aujourd’hui, je dirige l’USEP41, qui coordonne le sport scolaire dans les écoles publiques du Loir-et-Cher. Nous sommes 4 salariés, épaulés par une trentaine de bénévoles, lors des manifestations sportives. Notre ambition est de donner goût à l’activité sportive, aux enfants, dès le plus jeune âge. Nous nous impliquons en nous associant à quelques manifestations qui entrent dans notre champ d’activité, comme L’Étoile Cyclo. Il s’agit une classe de découverte nomade qui se déroule sur 5 jours, à vélo, sur un itinéraire qui permet de mieux connaître le département du Loir-et-Cher et ses richesses. Cela concerne 30 à 50 classes de cycle 3 (CM1/CM2), et quelques établissements spécialisés. Nous organisons aussi les P’tites Randos avec les élèves des sections CP/CE1 : 3 jours à pied dans le département. Toute l’année, nous sommes à l’initiative d’actions ponctuelles par les associations USEP locales . A Chaumont, avec millière raboton, nous avons entre autre monté une « opération » nettoyage de Loire. Les enfants sont montés sur les toues pour gagner des endroits inaccessibles, à pied. Ils ont été très contents de l’équipée. C’est important, la découverte du fleuve, car j’ai eu la triste surprise de me rendre compte que certains enfants de Chaumont, ignorent totalement la Loire, elle ne fait pas partie de leur vie. »

Ancrage à Chaumont-sur-Loire

« J’ai commencé à l’USEP 41, en septembre 2001. J’habitais alors, en appartement, à Blois. Là, nous sommes fin 2003. Je me rends à Tours pour une répétition musicale : quand j’étais étudiant en Psychologie, j’ai fait partie d’une fanfare, en tant que trompettiste, et j’ai continué, par la suite, à jouer avec cette bande d’amis. Je roulais sur la rive gauche de la Loire, et en traversant Chaumont, j’aperçois un panneau – À Vendre – sur une maison. J’appelle tout de suite pour convenir d’une visite. Ce que j’ai fait sans tarder, en compagnie de mon père, à qui j’avais demandé conseil. Je l’ai achetée, sans attendre. Le hasard fait bien les choses. J’habite toujours, avec grand plaisir, cette maison, depuis janvier 2004. Ma compagne, Hélène, est venue m’y rejoindre. Nous avons fondé une famille et sommes les heureux parents de Jules (12 ans) et Lison (9 ans). »

©  Joël Girard

La Loire pour voisine

« Nous vivons face et avec la Loire. Marche, vélo, trottinette… tout est prétexte pour aller sur la rive, monter à bord d’une toue millière raboton pour goûter. À voir mes enfants si heureux de ce voisinage, j’ai vraiment envie que les enfants chaumontais nouent une relation personnelle avec la Loire. Moi, je l’ai découverte en venant habiter Chaumont. J’avais, en moi, une défiance vis-à-vis d’elle, à cause du danger qu’elle représentait (inondations, embâcle…) ; de plus, j’étais effrayé par les récits de noyade. On cherchait à nous faire peur pour nous dissuader d’aller nous y baigner. Aujourd’hui, je vis avec la Loire, j’ai un lien fort avec elle, une réelle affection. C’est bien ce sentiment là que j’éprouve. La Loire suscite cet attachement sentimental. »

©  Joël Girard

Rencontre avec Jean Ley

« J’ai fait sa connaissance, à Candé, dans la ferme de mes parents, j’avais 15 ans. Jean est venu comme journalier pour la récolte du tabac. Puis, dès que je me suis installé à Chaumont, j’ai fait un bout de chemin avec millière raboton et passé mon permis bateau pour emmener des passagers. Moins présent ces dernières années, j’ai toujours suivi avec intérêt l’activité de batellerie et l’approche du fleuve telle qu’elle est proposée. Cela fait partie de notre environnement ligérien et de notre culture. Je reste persuadé que la culture doit toujours se renouveler pour s’entretenir. Elle restaure les liens entre les personnes autour de ce formidable capital que sont notre patrimoine et la prise en compte de notre environnement. C’est un vrai défi pour la municipalité de Chaumont. J’ai à cœur de réunir les bonnes volontés autour de ces 2 pôles incontournables : Patrimoine et environnement. Je suis prêt à m’atteler, entre autres, à cette tâche ! »

Paroles d’édile

Baptiste Marseault, nouvel élu maire de Chaumont, porte un regard prospectif sur « sa » commune. À partir de son cadre exceptionnel, entre Loire, château et Domaine Régional, Baptiste Marsault a l’ambition de promouvoir la vie à Chaumont selon 5 axes : toujours le droit fil… mais en réseau !

« Je vais m’attacher à privilégier l’accueil (nouveaux habitants, visiteurs des villages voisins, touristes) ; la circulation (piétons, cyclistes, voitures et…bateaux) ; l’environnement et le patrimoine, que volontairement je regroupe sous un seul chapeau tant ces 2 éléments sont étroitement liés dans notre village ; et les partenariats (Domaine Régional, Château, associations, commerçants et habitants) ; tout cela autour d’une notion clé qu’est le lien social, autrement dit le vivre ensemble. »

millière raboton, souhaite qu’un bon vent de galerne pousse les projets de Monsieur le Maire, pour une renaissance, comme un autre siècle l’a connue, de notre vie commune après  pandémie !

Conception-Rédaction Françoise Benassis
Direction artistique Adèle Gagnier