Blog-sur-Loire

Octobre 2019

• Parole de Millière !
Édito : Agnès Legout-Catelain, Présidente de Millière Raboton

• Quoi d’9 après le voyage de la pierre ?
Après l’aller, le retour !

• Quoi d’9 retour d’expérience ?
Batellerie de toujours…

• Quoi d’9 activité millière raboton ?
Une tendance qui se confirme…

• Quoi d’9 éphéméride d’automne ?
Au fil de Dame Loire

•Ceux d’Loire ?
Paul Vézillier
Guide-pilote saisonnier et elfe de Loire

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Parole de Millière !

Agnès Legout-Catelain
Présidente de Millière Raboton

© Stéphane Doussard

Le voyage de la pierre de Chambord a été le point d’orgue de la haute saison.
Tout au long de ce voyage, à chaque étape, de belles initiatives ont vu le jour pour mettre en lumière, la solidarité des mariniers de Loire, l’apprentissage des passages de pont à la bourde et à la corde, l’apport et la disponibilité des bénévoles, le goût de faire la fête ensemble sans oublier, ce qui nous rassemble, le plaisir de l’aventure en Loire…

Aujourd’hui, avec le recul, il convient de constater que malgré les nombreux écueils – canicule ; pluie début août ; eaux très, très basses ; flotte qui commence à dater (sauf notre fleuron Gueule de Bois), pilotes bénévoles toujours aussi investis mais plus sujets à la fatigue au bout de tant d’années de bons et loyaux services… l’équipage millière raboton (2 salariés à temps plein et 2 saisonniers) a piloté, haut la main, les activités de haute saison. Bravo et merci à tous !

Les retours de passagers sont excellents : de quoi nous ragaillardir pour l’avenir qui, à l’évidence, est à construire. Actuellement, le fonctionnement associatif n’est pas satisfaisant, nous allons nous employer à resserrer nos liens.

C’est dans cet esprit, qu’a été lancée l’idée de la journée du 20 octobre (vous en lirez la recension dans Blog sur Loire de novembre). Moment de partage sur l’eau, puis à la ferme du Plessis, chez Gwanaëlle et Christophe, autour d’une bonne table… Moment d’échanges croisés pour imaginer l’avenir de millière raboton, favoriser l’arrivée de jeunes adhérents et bénévoles pour prendre la relève … enfin approvisionner une boîte à idées, pour fêter dignement les 20 ans de millière raboton, en 2021. Du bon pain sur la planche !

Avant de nous quitter, risquons un œil sur Dame Loire qui se refait une santé doucement, avec l’automne qui lui remet des couleurs, des fraicheurs aussi et une lumière merveilleuse à tout moment… voilà de quoi nous donner du cœur à l’ouvrage

À bientôt sur l’eau !

Quoi d’9 après le voyage de la pierre ?

© Stéphane Doussard

L’équipage millière raboton – Aurélien, Stéphane, Thomas – a entrepris de redescendre Souventes fois de St-Dyé sur Loire à Blois, 1ère étape sur le retour.
2ème étape, descente jusqu’à Chaumont : Olivier Hamelin, de l’Observatoire de Loire nous a justement conseillé de passer, cette fois-ci, le pont Gabriel au moteur. À bord, nouvel équipage millière raboton – Aurélien, Stéphane, Jeannot et Gérald, avec leurs épouses, et Éric Fontaine. Il y a, souventes fois en Loire, de jolies surprises comme celle de ces chevaux galopant sur la rive, nous damant le pion, à la course… Sans regret, pour ceux qui goûtent au temps de Loire et prennent, justement le temps, de s’offrir un goûter sur l’eau à Chouzy !

Quoi d’9 retour d’expérience ?

Au-delà des retrouvailles très appréciées entre mariniers, l’expérience des passages de pont à la corde, nous a été très profitable. Ainsi, fort de ce nouvel acquis, nous nous préparons à la remontée des toues amarrées à Amboise. Elles passeront l’hiver au sein d’une flotte regroupée, au port de Chaumont.

Quoi d’9 activité millière raboton ?

La tendance se confirme : nous sommes plus sollicités par des sorties de groupe que par des sorties individuelles. Il est à remarquer que les personnes viennent, bien souvent, pour une sortie individuelle, sont enchantées de leur balade et reviennent pour privatiser un ou plusieurs bateaux (une famille nous a loué 3 bateaux). En général, les mois d’avril, mai, juin, juillet, nous accueillons des groupes importants envoyés par les agences de tourisme. Ce réseau de partenaires, réagit avec de beaux réflexes ! Cette année, les crépusculaires ont moins séduit, de 27 en 2018, nous sommes passés à une dizaine en 2019.

Quoi d’9 éphéméride d’automne ?

10-11 septembre : bivouac accompagné pour 4 personnes

14 septembre : 59 personnes, 5 bateaux, brunch sur l’eau pour fêter un anniversaire

15 septembre : sortie d’une association de camping-car, 3 bateaux

17 septembre : branlebas de combat, il a fallu, en 48h, organiser une sortie avec 4 bateaux pour 39 Polonais venus visiter Le Festival des Jardins. Quelques personnes parlaient anglais. Le groupe disposait d’un audio-guide qui répercutait les commentaires traduits de Gérald.

18 septembre : Stéphane et Thomas se rendent, par la route, au Festival de Loire d’Orléans. Ils renouent le contact avec les associations de mariniers rencontrées au cours du voyage de la pierre et donnent un coup de main à Clément (ancien saisonnier millière raboton), à la tête maintenant de La Rabouilleuse, sur ses toues La Sybille et Bouzouk, pour passer à la bourde et à la corde le vieux pont d’Orléans. L’arrivée au Festival de Loire en train de toues à la bourde et à la voile a été très remarquée. Autre intérêt de la prise de contact avec les organisateurs du festival :  les pontons utilisés pendant l’événement sont à vendre, un achat éventuel pour améliorer l’embarcadère du port de Chaumont, est actuellement à l’étude. Nos pilotes sont rentrés d’Orléans avec un moteur neuf, Yamaha 40CV, acheté chez Méca-Nautique et destiné à Gueule de Bois.

19 septembre : sortie d’eau de Boire courant, réhabilité l’année dernière, un gros boulot de calfatage a été réalisé, cependant le bois a encore travaillé. La sortie s’est effectuée à l’aide d’un chariot télescopique, mis gracieusement à disposition par Jacky Degal, agriculteur sur les hauts de Chaumont. Qu’il en soit, ici, vivement remercié !
20 septembre : sortie d’un groupe de collégiens parisiens, hébergés au Centre d’Accueil PEP41, situé à Vineuil. Tous les 2 ans, millière raboton assure les sorties que ne peuvent prendre en charge L’Observatoire de Loire, présent au Festival de Loire d’Orléans. De la bonne intelligence marinière…

27 septembre : sortie CFDT, 38 personnes, il a fallu pallier une météo catastrophique, ainsi le pique-nique sur une île s’est transformé en repas dans la salle de la Mairie de Chaumont. Pour égayer cette journée grise, les bateliers Claude, Gérald, Jeannot et Stéphane, en utilisant un dispositif d’ordinateur, connexion internet, téléphone et projecteur, et en s’appuyant sur Blog sur Loire de septembre 2019, ont conté et illustré Le Voyage de la Pierre de Chambord. De quoi embarquer pour des horizons plus propices… L’après-midi s’est déroulé en petites balades d’1h30, avec une rotation de 2 toues pilotées par Aurélien, Claude, Gérald et Jeannot.

© Stéphane Doussard


Quelques témoignages en spontané sur cette journée :

« Pour ce qui est des sentiments, nous avons trouvé que cette sortie était une grande réussite sur tous les aspects du programme et que nos bateliers étaient au top. Encore merci à vous, Marie-Noëlle et René » ; « Excellent moment en compagnie des pilotes » ; « Les organisateurs ont été formidables, les explications et l’implication des bateliers très conviviales, le repas très bien, et le temps de la partie a permis une sortie en toue très agréable…à renouveler » ; « La journée sur La Loire a été bonne sur tous les plans : on a appris sur La Loire, les mariniers, très sympa,  une superbe journée. Depuis le matin avec la présentation de l’Asso et du Voyage de la Pierre » ; « Excellent repas avec un excellent Valençay ainsi que le rouge des Pierrettes, pour le rosé je ne l’ai pas goûté. » ; « La découverte de la Loire, avec un guide (Claude) passionné et passionnant restera dans mes souvenirs, tant la Loire est vivante, merci à Nadine pour l’organisation de dernière heure avec l’équipe de millière raboton ».

3 octobre : sortie d’une association de camping-car, 29 personnes

4 octobre : visite groupée – Cédric de l’Observatoire de Loire et 6 millière raboton : Jérémie, Étienne, Claude, Thomas, Jeannot et Stéphane – à Sandrine et son collègue Nico, sur Le Cherlock, qui navigue sur le Cher. Nous sommes partenaires, millière raboton a été prestataire de services en privatisant certains de nos bateaux pour le compte du Cherlock, empêché de navigation pour cause de trop basses eaux. Cette sortie a été très instructive. Première impression, celle de la douceur de vivre sur le Cher et sur le bateau qui ne fait pas la traque au passage de pont. En effet, l’activité du Cherlock se déploie sur la périodicité de juillet à tout début octobre, entre 2 barrages à aiguilles (Cliquez pour en savoir plus) qui maintiennent un niveau d’eau adéquat. Il suffit de retirer quelques pales pour générer un débit plus ou moins important. Nous avons passé la soirée sur le Cherlock amarré en pleine ville de Montrichard. Les lumières de ville sur le vieux pont, s’étalent dans toute leur splendeur. C’est un autre point de vue sur les pierres et sur le Cher. Le partage et l’aspect festif nous mettent en joie. On ne se lasse pas de se sentir aussi bien…

4 octobre : un groupe de 42 personnes, Les Amis du Terroir viticole bourguignon, à balader en Loire. À l’issue de leur visite des Jardins de Chaumont, du haut des terrasses, les personnes ont aperçu nos bateaux, aussitôt, il a été décidé d’appareiller dans les splendeurs d’automne de La Loire. Ce fut chose faite. Il arrive assez souvent, que le point de vue des visiteurs des Jardins de Chaumont sur notre flotte, entraîne une balade « au débotté » !

Ceux d’Loire

© Stéphane Doussard

Paul Vézillier
Guide-pilote saisonnier et elfe de Loire

Si vous passez, l’été, sur le port de Chaumont-sur-Loire, vous apercevrez sa silhouette gracile et sa blondeur où se joue la lumière de Loire. Vif, affairé autour des barques de millière raboton, c’est Petit Paul – Paul Vézillier – notre guide-pilote saisonnier depuis 2015. À bord, mobile, précis, sa souplesse naturelle accompagne les gestes professionnels des mariniers aguerris. Une sorte de chorégraphie bien en place, efficace et esthétique. L’harmonie découplée du David de Verrocchio n’est pas très loin… Ne dit-on pas que le modèle de ce bronze, n’est autre que le jeune Leonardo da Vinci, apprenti dans l’atelier de Maestro Verrocchio…

Natif des bords de Loire
« Je suis né à Blois en 1993. Au collège, à la fin de la 3ème, il fallait déterminer un choix : je me suis orienté vers la filière Bois. J’ai donc intégré l’internat du Lycée Ampère, de Vendôme. Le cursus de la filière Bois se déroulait sur 3 ans avant de mener au Bac Pro Menuiserie. »

Formation du bois
« J’ai opté pour un cycle d’études entrecoupé de stages. Je souhaitais approcher différents champs de la menuiserie et m’entraîner régulièrement à la pratique. Pendant ces 3 années, mes stages se sont déroulés dans les ateliers des frères Darnault : chez Yves (carrefour Médicis) et Gilles (Vineuil/StGervais). »

La saga des stages
« 1ère année au Lycée professionnel Ampère, de Vendôme, la pratique tient un grand rôle – 12h par semaine à l’atelier du Lycée – sur l’année, j’enchaîne 5 semaines de stage. Notre prof d’atelier, Robert est un bon vivant. Nous entretenons avec lui une relation amicale et chaleureuse. Il s’efforce de susciter, en nous, l’envie de travailler. Il nous communique la passion du beau travail.
En stage, chez Yves Darnault, je me mesure à la fabrication de portes, fenêtres huisseries extérieures, ainsi qu’à l’installation de mobilier aménagé.
Chez Gilles Darnault, c’est un autre programme tout aussi intéressant : créer sur mesure des cuisines aménagées, des bibliothèques. Gilles Darnault, quant à lui, avait le profil d’un ébéniste. Dans son atelier, sous la tutelle de François, mon formateur, j’ai réalisé une échelle pour bibliothèque. François était toupilleur de métier, ce qui consistait à réaliser toutes sortes de moulures à partir d’une machine qui tournait sur un axe, il m’a ouvert ce nouveau champ de menuiserie. J’appréciais d’avoir accès à toutes sortes de matériaux : chêne, hêtre mais aussi matériaux modernes aggloméré, contreplaqué… En 2ème année, ce fût 8 semaines de stage, et en 3ème année, 9 semaines. »

L’année du Bac
En principe, cette année-là, il convient de se concentrer sur ses études et sa pratique, pour décrocher l’examen final. « Certes, je suis resté attentif à mes études et ma pratique, mais j’ai passé mes fins de semaine à travailler, en intérim : 24 h sur 2 jours, par tranche de 12 heures, pour effectuer des missions de contrôle qualité. C’était très bien payé (500 € pour 2 jours) pour pallier la pénibilité des horaires de nuit. Lors de la fête de clôture des prix du Défi interentreprises (épreuves sportives, VTT, kayak…), qui a eu lieu sous la Halle aux grains de Blois, en présence de 1500 personnes, j’ai fait le serveur, activité qui me plaît parce qu’il y a toujours quelque chose à faire et il faut courir partout ! Et, cerise sur le gâteau : j’ai obtenu mon Bac Pro Menuiserie. »

Escale professionnelle 1
« Je suis curieux d’aborder différents boulots. Ainsi, pendant 2 étés, j’ai été employé chez Euralis pour des opérations de pollinisation du maïs. On accomplit ces opérations dans le but de favoriser la sélection génétique et améliorer d’autant la rentabilité. »

Escale professionnelle 2
« Sur une période de 8 mois, j’ai été engagé chez Tecalemit Aérospace. J’intervenais sur les arrivées de kéronèse des avions ou autres hélicoptères… Mon travail consistait en brossage, ponçage, applique d’isolant sur des tuyaux. L’environnement de ce travail particulier tenait de la Science-fiction : j’étais confiné dans une bulle en tenue d’extra-terrestre… »

Escale professionnelle 3
« Par Pôle Emploi, j’ai pu bénéficier d’une Formation Taille de pierre, sur une durée de 8 mois, à Blois, grâce à l’Afpa (Centre de formations professionnelles qualifiantes pour adultes, perfectionnement, reconversion professionnelle). Nous étions une douzaine de personnes de tous les âges, jusqu’à 50 ans. J’ai effectué 1 mois de stage, en Bourgogne, à Thizy, dans un château fort en ruines. Nous étions 3 de la formation suivie à Blois, à nous retrouver chez Michel Roetzer, tailleur-sculpteur de pierre. J’ai sculpté un bénitier dans une pierre dure ce qui me changeait du tuffeau blaisois : la pierre résonne plus dans les mains ! »

Escale professionnelle 4…
« Retour à la menuiserie chez Gilles Darnault (St Gervais). Pendant cette mission menuiserie, je réussis à travailler 2 semaines au restaurant du camping de Mesland, Yelloh Village, Parc du Val de Loire. Camping qui accueille 1500 personnes. Je me souviens que le jeudi, c’était moules frites à volonté ! Il ne fallait pas avoir les 2 pieds dans le même sabot et courir partout ! Tout ce que j’aimais… À la fin du contrat chez Darnault, le restaurant du camping, m’a embauché pour les 2 mois d’été. Puis j’ai goûté à la menuiserie d’aluminium chez Goyer. Comme il s’agissait d’un travail d’usine, à la chaîne, j’ai rompu mon contrat de 6 mois, au bout d’1 mois, pour retourner chez Darnault qui me proposait un nouveau contrat. Là, j’ai malencontreusement passé le doigt dans la scie circulaire : je me suis vilainement coupé au niveau de la 1ère phalange. L’opération s’est conclue par 2 mois d’arrêt de travail. »

©Françoise Benassis

millière raboton toque à la porte !
« Mon ami Robin passe me voir pour me remonter le moral pendant ces 2 mois d’inactivité. Il connait un peu Aurélien. Robin m’annonce qu’il vient de signer un contrat de pêche, en Norvège, ce dont il est fort heureux. Pour ce faire, il vient de refuser la proposition de devenir guide-pilote saisonnier millière raboton. Il m’en parle au cas où cela m’intéresserait. Certes, le boulot de pilote m’attire assez. Le côté guide me laisse dubitatif : je suis plutôt le mec qui se planque derrière pour se faire oublier. À première vue, il me semble que ce sera une épreuve de gérer du public… Jusque-là, la Loire, c’était me baigner, dormir dans les îles…Je connaissais millière raboton – Juliette, la fille de Jean Ley, était une amie de mon frère – j’avais fait quelques balades avec mon père et Jean sur le fleuve. Mais, c’était tout ! »

Paul toque à la porte de millière raboton !
« J’ai déposé mon CV. Jean Ley m’a donné rendez-vous chez lui. La rencontre s’est déroulée en présence de Nathalie. Jean a flashé sur le côté menuisier, aptitude tout à fait indiquée pour l’entretien des bateaux. Après 1 mois de formation auprès d’Aurélien et de bénévoles, j’ai passé mon permis pilote de bateaux à passagers. Maîtriser le pilotage, même si l’on apprend tous les jours, et encore maintenant, m’a été facile. J’ai dû faire un travail sur moi-même, quant à la prise en charge des passagers. Je mets un point d’honneur à bien connaître certains sujets sur la Loire pour passer des informations documentées… C’est un travail sans fin qui me plaît car je déteste la routine ! »

Les étés millière raboton
« En 2015, l’année de la disparition de Jean, j’ai été saisonnier de juin à septembre, j’ai trouvé ça super. Je suis revenu en 2016. J’ai fait une pause en 2017, je suis retourné chez Darnault. En 2018, je suis revenu faire équipe avec Stéphane, Thomas et Aurélien. Et nous voici, en 2019. »

© Stéphane Doussard

Les hors saisons
« Pendant les années 2016-2017-2018-2019, j’ai travaillé dans des fermes contre le gîte et couvert, en particulier, à Alzen, en Ariège, sur les conseils de Thomas.
Il m’est arrivé de participer à la construction d’une fromagerie : il fallait placer une poutre… la filière Bois, mène à tout… Hors saisons, c’est aussi
1- vacances,
2- formation (passionné par le maraîchage…),
3- boulot. Depuis mon premier séjour en Ariège, le bouche à oreille fonctionne : c’est la meilleure méthode pour trouver un point de chute, quelque part… Mon rêve a toujours été de posséder un terrain pour créer et cultiver mon jardin et vivre en autonomie alimentaire.
L’apprentissage des métiers de la terre aux côtés de ceux qui les pratiquent, en toute responsabilité, me passionne. Je dirais que c’est plutôt ça : j’ai enfin découvert MA passion : le potager et l’art de se suffire à soi-même ! »

L’embellie millière raboton
« J’ai beaucoup progressé en décontraction vis-à-vis des passagers. Je pense que la maîtrise du métier y est pour beaucoup. Je prends plaisir à communiquer sur et autour de la Loire. Je me suis lassé vite dans les autres métiers même si je pense, profondément, qu’aucune expérience ne soit inutile. Je me passionne chaque jour davantage. J’apprends des passagers. Nous échangeons. Je vis au grand air dans de vastes espaces. J’y suis à mon aise alors qu’en ville, il me semble être souvent sur mes gardes. Et puis, la Loire n’a jamais fini de me surprendre… »

À bientôt sur l’eau avec Paul, notre guide-pilote saisonnier, pour une balade menée de main de maître avec une grâce à l’aune du fleuve…

Conception-Rédaction Françoise Benassis
Direction artistique Adèle Gagnier