Blog-sur-Loire

Octobre 2020

Parole de Millière !
Agnès Legout-Catelain
Présidente de millière raboton

Journal de bord
Belle soirée, balade nuptiale, balade interbatellerie…

 Balades à l’aube
Les vrais matins du monde…

 L’atelier de tissage
Les brodeuses du port de Chaumont-sur-Loire

 Vu du pont de Chaumont
Lâcher de chevaux…
Platte de Loire insolite

 Françoise de Person
Du neuf aux éditions La Salicaire 

Ceux d’Loire
Mademoiselle Aigrette
Cormoran galant

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Parole de Millière !

Agnès Legout-Catelain
Présidente de Millière Raboton

©robertmann

Et voilà l’automne arrivé avec fraicheur, pluie, grisaille après toute cette période ensoleillée et chaude qui nous a permis d’embarquer le plus possible de passagers.
Saluons à nouveau nos pilotes salariés Aurélien, Thomas, Stéphane si malheureux d’avoir dû refuser des demandes, et nos valeureux bénévoles anciens et nouveaux, pour ce sursaut assumé de fréquentation durant juillet et août, ce qui a permis de sauver « le soldat millière raboton » !!!
Nous aurions aimé partager avec nos proches toute cette vie nombreuse et fascinante d’une faune à son aise, la contempler dans des eaux claires et peu profondes, lever le nez sur des envols groupés ou parfois furtifs…. Or la météo n’y est pas prête nous attendrons.
La Loire pour sa part va gonfler, probablement, très prochainement, et notre urgence va alors être de démonter le ponton provisoire. Puis l’auscultation et la remise en état scrupuleuse des 4 bateaux bois navigants, les plus anciens, qui devront passer l’expertise pour homologation. La toue d’accueil mise à l’hivernage et requinquée. Notre plus jeune GUEULE DE BOIS n’étant pas concerné avec sa coque alu qui va nous mener jusqu’en 2028.
TOUT AUSSITÔT trop endommagé fera l’objet d’un don à la première collectivité proche de Chaumont qui le souhaitera.
Paul*, déjà saisonnier depuis 4 années, a accepté de devenir permanent pour épauler Stéphane durant la saison basse, qui n’est pas sans ouvrages de toutes natures, et ne peut être assumée par un seul guide-pilote.
Dès que la météo sera plus clémente nous embarquerons de nouveau à la demande car rappelons que nous sommes ouverts sur toute l’année.
Il n’est pas une saison qui ne surprenne encore et toujours sur l’eau !!!

Alors, à bientôt, et à nouveau, sur l’eau !

Agnès Legout-Catelain

*Retrouvez son portrait sur le blog d’Octobre 2019

Journal de bord

Belle soirée, balade nuptiale, balade interbatellerie…

Avec la reprise de l’école, le flux des balades s’est assagi avec un rythme de 2 balades-découverte par jour, quelques crépusculaires, une balade à l’aube, 4 balades privatisées, et des sorties focalisées sur les fins de semaine. Le 10 septembre, en soirée, un événement orchestré par Articlub (Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Loir-et-Cher) a eu lieu au port de Chaumont-sur-Loire. Articlub, sous la houlette de Sabine Evrard, organise 3 événements en cours d’année pour ses adhérents, en recherchant l’insolite et l’original. L’an dernier, millière raboton a assuré une de ces soirées, par ailleurs, une soirée 2021 est déjà prévue… Nous avons mis en place le matériel nécessaire (éclairage, mobilier…) pour la réception sur la rive, et avons proposé aux 40 invités de la soirée des balades, par rotation, d’une quarantaine de minutes. L’édition de cet événement était sponsorisée par le CIC qui a présenté son offre ciblée, en particulier, pour les jeunes entreprises. Ces soirées permettent de faire connaître nos activités sur le fleuve et d’élargir la diffusion de l’esprit millière raboton… Nous avons accueilli à bord pour une balade privatisée, les invités d’un mariage en petit comité (10 adultes et 2 enfants). Pour rester dans l’ambiance festive, la toue a été décorée de lierre, et de fleurs cueillies sur les bords de Loire. Le dimanche 11 octobre, millière raboton a convié pour une balade, les mariniers de l’Observatoire de Loire (Blois), du Sherlock (balades sur le Cher) et du Tasciaca (Thésée-la-Romaine). Ces balades entre mariniers, représentent des moments très appréciés pour le partage d’expériences, d’idées et de témoignages et, tout simplement, pour le plaisir de vivre ensemble une belle balade en Loire.

©Stéphane Doussard

Balades à l’aube

Tous les matins du monde…

©Stéphane Doussard

Sur le blog de septembre 2020, les photos de balades à l’aube, ont été prises… au coucher du soleil… Je devrais pourtant savoir, par cœur, après avoir vécu une enfance à Veuves, que le soleil se lève sur le château de Chaumont et se couche sur le château d’Amboise… Voici une palette de photos d’aube prises par Stéphane, toujours volontaire, pour embarquer avant le jour. Il ne se lasse pas de voir naître la lumière sur Dame Loire !

L’atelier de tissage

Les brodeuses du port de Chaumont-sur-Loire

Leurs toiles se dentellent constellées de gouttes d’eau, notre guide-pilote Stéphane les admire tôt matin et répertorie leurs images pour le bonheur des lève-tard et autres amateurs de tissage inspiré…

©Stéphane Doussard

Vu du pont de Chaumont

Lâcher de chevaux…

Chaque matin, à 8 heures, les chevaux du Centre équestre Hippocrene de Chaumont-sur-Loire, s’ébrouent comme des fous sur la rive de Loire… Claire Arnoult les y conduit chaque jour, et les rentre le soir pour les protéger des prédations sadiques qui frappent actuellement les chevaux. À admirer en passant sur le pont, les croupes sont magnifiques… C’est une équipe de rêve qui entretient méticuleusement la rive chaumontaise.

©Stéphane Doussard

Platte de Loire insolite

Les basses eaux ont laissé apercevoir une forme familière, une sorte de platte de Loire en acier de 7 mètres environ. Renseignement pris auprès de quelques anciens à l’excellente mémoire, il s’agirait d’un bateau rempli de pierres, destiné à servir de caisson pour y accrocher fermement un autre bateau, dédié quant à lui aux scaphandriers qui travaillaient sous l’eau, pour découper au chalumeau, l’ancien tablier du pont détruit pendant la 2e Guerre mondiale. Il existerait d’autres de ces plattes particulières sous le pont actuel. À remarquer que cela ne gène en rien le ballet des petits poissons !

©Stéphane Doussard

Françoise de Person

Du neuf sur editions-la-salicaire.com 

Découvrez comment les pêcheurs et les voituriers par eau*, pratiquaient le faux-saunage sur la Loire, et se « sucraient » avec le sel… et comment les négociants orléanais**, leurs réseaux et le commerce avec St-Domingue, mettaient tout – et le pire – en œuvre pour qu’au bon royaume de France, on puisse sucrer sa tasse de café, thé ou chocolat… 

Ceux d’Loire 

Mademoiselle Aigrette à sa toilette

Au printemps, comment résister à l’appel du grand nettoyage saisonnier quand on est, comme moi, une aigrette garzette, à la silhouette de rêve : élancée, élégante, distinguée… Qui ose encore me traiter de petit héron ? Et puis quoi encore ! Ne vous y fiez pas, j’ai du répondant, regardez attentivement mon bec, une fine lame qui tranche sans état d’âme. Avez-vous remarqué mes longues pattes noires, ornées de doigts jaunes ? Tout à fait tendance ! Lors de ma grande toilette sur le port de Chaumont-sur-Loire, j’étais tranquille, les habitants étaient enfermés chez eux. Une lubie d’humains… Dommage, je n’arborais pas les plumes qui me pousseront à l’arrière de la tête, jusqu’à un gracieux tour de cou, quand je me vêtirai de mon plumage nuptial. Ce sont ces plumes si gracieuses qui ont suggéré mon nom : aigrette. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve que je le porte bien !

©Marianne Mercier

Cormoran fringant galant

Au printemps, je me rends régulièrement aux bains du port de Chaumont-sur-Loire, c’est un haut lieu d’attraction touristique. Je me régale d’ouvrir grand mes ailes pour sécher mes jolies plumes noires. Je soigne ma beauté, peut-être que Mademoiselle Aigrette daignera-t-elle abaisser ses yeux jusqu’à moi… Ailes déployées, je soigne également ma thermorégulation et je digère en douceur… Qui dit mieux ? Ne croyez pas que je me vante, même si je me sens profondément ligérien, il m’arrive d’aller faire un tour en mer, et là, foi de cormoran, il m’arrive, parfois, de plonger en apnée jusqu’à une quarantaine de mètres pendant… 2 minutes ! À vous de plonger ! À noter que je vole en moyenne à 80 km/h et, quand je tombe en piqué, j’atteins, à l’aise, les 100 km/h. Tous ces records méritent un temps de repos dispensé à mes ablutions, pour lustrer cette couleur noire qui me va si bien…

©Marianne Mercier