Blog-sur-Loire

Avril 2018

Parole de Millière !

Claude Chéron
Guide-Pilote bénévole Millière Raboton

Je suis né à Paris, et pour autant, la Loire m’a toujours porté…

Mes parents étaient natifs de Sambin. Pour des raisons familiales, je suis venu vivre quelque temps à Sambin vers l’âge de 4 ans. Mon oncle était pêcheur. Son coin de pêche favori se situait près du pont de Blois, au port de la Creusille. C’est avec lui que j’ai appris la pêche en Loire.

Plus tard, j’ai passé des vacances à la colonie Le Navire basée à St-Dyé-sur-Loire. Là, j’ai fait une rencontre importante avec un pêcheur émérite : Yves Rabin. Mon vif attachement à la Loire s’est alors scellé en moi définitivement.

En 2004, j’étais guide de randonnée et je marchais avec mon groupe dans l’île de la Folie. Entre les branches, j’aperçois une barque. Je demande au pilote si la barque lui appartient et il me répond du tac au tac « Et tes chaussures de marche, elles sont à toi ?… » La réponse en ping pong venait de Jean Ley.

C’est ainsi que j’ai embarqué pour l’aventure Millière Raboton aux côtés de Jean-Claude Pilleboue, Pierre Aucante, Yves Verré… J’ai navigué avec eux puis j’ai passé individuellement mon permis bateau à passagers.

J’aime bien marier randonnées pédestres et balades au fil de l’eau. J’y vais par amitié pour les autres guides-pilotes et le goût du partage avec les passagers. Je passe ce que je sais du fleuve et je m’enrichis beaucoup des paroles ou des silences en retour que je capte. Chaque jour sur la Loire est une découverte. La lumière ligérienne me baigne de ses nuances subtiles ou tranchées.

Comme je le disais en introduction, la Loire m’a toujours porté et je continue mon sillage avec Millière Raboton !

À bientôt sur l’eau !

Quand Millière Raboton « monte » à Paris…

C’est un événement, quand Millière Raboton monte à Paris et en Île-de-France, cela fait un choc : celui que j’ai ressenti en descendant du métro, à ma station Porte Maillot en tombant nez à nez sur cette photo prise par Joël Damase en 2009. En effet, si j’arpente souvent nos rives de Loire, je demeure à Paris depuis des décennies.   

Cette photo fait partie aux côtés de références emblématiques ( Chambord, Clos Lucé, entre autres) des visuels choisis par la région Centre-Val de Loire et plusieurs sites touristiques régionaux pour servir de support à une grande campagne publicitaire visible la première semaine d’avril à Paris et en Île-de-France.

 

Le plan média est impressionnant : arrières de bus panoramiques, quais de métro, réseau Decaux, colonnes Morris, maillage des grandes gares et gares RER, 1500 tables dans les cafés parisiens (médiatables)…

À Millière, nous sommes très heureux de ce choix qui met en exergue l’intérêt et l’esthétique de notre activité sur la Loire. Peut-être, reconnaîtrez-vous au premier plan, Ulysse, fils de Jean Ley entouré de Claude Chéron (signataire de l’édito ci-dessus), et de Vincent Guilbaud, viticulteur au Domaine des Pierrettes, http://www.domainedespierrettes.fr) . En regardant attentivement, vous pouvez discerner dans la toue, Jean Ley et Jean-Claude Pilleboue.

Françoise Benassis

Quoi d’9 en Loire ?

Tout commence à frémir en Loire avec globalement 3 semaines de retard. Stéphane a aperçu fin mars la 1ère sterne et Paul – impossible de confondre avec un poisson – en a repéré une le 1er avril. Nicolas Bonnet a pêché un mulet fin mars, signe que les eaux se réchauffent et que ces poissons viennent se requinquer en Loire. Le 3 avril, il a « sorti » une alose, ce qui indique que la migration est en cours : le voyage s’initie quand l’eau de l’estuaire est à 10° puis les aloses patientent en attendant que la température s’élève jusqu’à 18° pour passer aux choses sérieuses et se reproduire.

Quoi d’9 à Millière Raboton ?

Millière Raboton occupait un stand lors des 2 salons de tourisme départementaux qui se sont tenus le 13 mars (à Blois) et le 20 mars (à Montlouis). La priorité était et demeure de promouvoir nos activités en les faisant connaître à un large public : prospectus, affiches, collecte d’adresses courriel, contacts… Pour fêter de nouvelles rencontres et honorer nos fidèles partenaires, Millière Raboton a invité les hébergeurs pour une belle balade en Loire (une trentaine de personnes à chacune des 2 dates de sortie : les 3 et 5 avril). Ces sorties s’agrémentaient d’animations menées de main de maître par Myriam Fouasse-Robert*  (dégustation de vins de Loire) ; Thierry Bouvet* et Nicolas Bonnet* (démonstrations de pêche) ; la famille Ragot* (sélection de fromages de La Cabinette) et Xavier Rosey*, paysan-boulanger à Monteaux (présentation de pains fabriqués à partir de céréales bio qu’il cultive lui-même, pains actuellement commercialisés dans les AMAP).

*En savoir plus ? Cliquez sur le nom !

Quoi d’9 au marché de Blois?

Comme chaque samedi, pour vous rendre au marché en traversant la Loire, embarquez gratuitement à 10 h en contrebas du Relais Viennois 16 quai Aristide-Briand,  2 toues  de Millière Raboton vous y attendent… Retour du marché vers midi. Bonnes courses !

Ceux d’Loire

Arthur Grelet
Administrateur Millière Raboton
Jardinier au Domaine de Chaumont-sur-Loire

De haute stature, Arthur Grelet  arrive très droit à la table où il prend place pour un face à face où il s’inscrit attentif et concentré. C’est un garçon élégant et courtois aux gestes mesurés. On imagine le jardinier qu’il peut être – précis, efficace, dédié à la nature – dans ce lieu exceptionnel qu’est le Domaine de Chaumont-sur-Loire, terre bénie du Festival international des Jardins.

Sur Loire

Cela fait 19 ans qu’Arthur est lié à Chaumont-sur-Loire. Est-ce cet ancrage sur la rive de Dame Loire qui l’a incité à passer un Bac professionnel Travaux paysagers après un cursus en lycée horticole ? Sa famille  est chaumontaise de longue date et, après un passage sur Paris qui ne l’a pas convaincu de demeurer à la capitale, le voilà de retour sur Chaumont. Mais où et comment travailler sur place ?

Passion de la nature

« C’est difficile de trouver sa voie, c’est compliqué de choisir un métier et de s’y insérer avec bonheur. Je suis allé dans plusieurs directions : ainsi, j’ai tenté de devenir menuisier, puis maréchal ferrant… J’ai travaillé  également dans un golf… Là, je me sentais mieux car j’évoluais dans un milieu naturel. Enfin, je suis rentré « là-haut » – le Domaine de Chaumont – en pleine nature maîtrisée et respectée… quelle chance inouïe de travailler dans un lieu pareil. Je m’en émerveille chaque jour. C’est un travail qui me ressemble. »

Land Art ou créer avec la nature

Intervenir dans le cadre du Domaine de Chaumont, assister aux différents déploiements du Land Art en amont du Festival international des Jardins, ouvrent des portes phénoménales pour acquérir de précieuse connaissances : « Tout ce qui est aspect culturel en provenance de l’étranger me fascine. La profusion artistique m’interpelle au plus profond de moi et je mesure que de vivre en symbiose avec l’art et la nature dans un contexte aussi grandiose que le Domaine, me permet de travailler sur moi-même. L’art a pris une place importante dans ma vie comme repère et source de développement personnel. »

Découverte de Millière Raboton

«  Il y a environ 2 ans et demi,  j’ai fait mes premières balades sur les toues de Millière Raboton avec mes grands-parents. J’étais enchanté. Puis, j’ai fait la connaissance d’Aurélien. Nous sommes devenus grands amis. J’ai alors commencé à donner quelques coups de main par ci, par là, pour sortir les bateaux par exemple. Tout de suite j’ai eu envie d’aller plus loin. »

Intégrer Millière Raboton

« Je me suis glissé dans le moule de Millière pour l’amour de la Loire et le partage du ressenti des gens. Quand ils se retrouvent sur l’eau, ils ont une vision de la Loire totalement surprenante. C’est ce que j’éprouve également. J’aime tout particulièrement « expliquer » les plantes, c’est mon terrain de jeu favori ! J’apprécie l’esprit entre bénévoles et j’ai envie de donner de mon temps pour me sentir intégré au sein de Millière Raboton. D’ailleurs, cette année, pour la 1ère fois, je suis membre du Conseil d’Administration. J’ai aussi pour ambition de devenir pilote et de passer, pour ce faire, le permis bateau à passagers. Les bénévoles, dans leur ensemble, se réjouissent de voir arriver des jeunes si désireux de prendre la relève. À nous de devenir aussi débrouillards  que les bénévoles les plus doués. Car dans le contexte Millière Raboton,  tout le monde apprend quelque chose à tout le monde ! »

Vivre « en » Loire

« Sur l’eau, l’évasion se fait totale, c’est un rêve d’enfant avec en mire des bivouac dans les îles, le bonheur tout simple de faire du feu, et de passer des moments un peu « spartiates » pour le plaisir de l’élémentaire… C’est aussi renouer avec la tradition plusieurs fois centenaire des barques en bois, de l’accueil sans chichis… une seule expression pour réunir tout cela : l’art et l’éthique Millière Raboton.

Imaginer l’avenir de Millière Raboton

J’ai envie d’une plus grande ouverture en direction des plus jeunes (scolaires) pour les sensibiliser à la biodiversité et d’autres publics jeunes en proposant des balades apéritives pour faire – dans un contexte agréable- de la prévention environnementale – et/ou, plus simplement partager plaisamment notre passion commune pour l’univers ligérien.

À bientôt sur une toue Millière Raboton avec Arthur Grelet !

Conception-Rédaction Françoise Benassis
Direction artistique Adèle Gagnier