Blog-sur-Loire

Chaque mois, envolez-vous en lisant la rubrique de Françoise Benassis

Avril 2022

Parole de millière !
Agnès Legout-Catelain
Présidente de millière raboton, homme de loire

C’est la fiesta samedi 30 avril 2022
Le bonheur est au programme !

Loire et crêpes
La Bretagne débarque au port de Chaumont-sur-Loire !

Reno et son orgue de barbarie
Ambiance festive et place aux chansons !

Jako, auteure, compositrice, interprète…
Histoires vraies, rêvées, chantées, racontées…

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Parole de millière !

Agnès Legout-Catelain
Présidente de millière raboton

Malgré une ambiance générale assez morose, liée non seulement à la météo capricieuse, aux contaminations reparties à la hausse, au niveau très bas de notre chère Loire, nous voulons croire à une saison à venir riche en belles balades.

Si l’on en croit les demandes qui se multiplient pour les groupes, scolaires, détente entre collaborateurs, réjouissances amicales et familiales, évasion le temps des vacances et des week-end prolongés ou pas, nous sommes plutôt confiants.

C’est pourquoi nous nous réjouissons de vous retrouver nombreux tout le long de la journée du 30 avril prochain pour une petite balade pas chère, s’instruire sur la pêche avec nos incollables de la Maille Tourangelle, écouter une musique joyeuse et des chansons comme on les aime, faire un tour en rosalie, boire un petit coup, manger une crêpe, échanger avec nous sur qui nous sommes et comment nous travaillons ensemble pour que l’aventure continue…

Il sera bientôt temps, pour les plus anciens, de passer le relai d’une histoire qui fut une histoire d’hommes, pas seulement de Loire, mais aussi de femmes qui n’ont eu pour seule ambition que le partage de leur savoir-faire et de leur enthousiasme, pour préserver et faire connaître un environnement si généreux en beauté.

Nous tenterons de convaincre un grand nombre de ceux qui viendront nous voir ce samedi 30 avril, de venir nous rejoindre. Donc à bientôt au bord et sur l’eau !

Amitiés ligériennes.

C’est la fiesta samedi 30 avril 2022 

Le bonheur est au programme !

Un plein de bonheurs et ça fait grand bien ! D’abord le plaisir de nous retrouver entre amoureux/amoureuses de Loire, pour célébrer le lancement de la nouvelle saison millière raboton, homme de loire : la 21ème ! Qu’on se le dise !

Le bonheur au programme, c’est retrouver nos amis aficionados de la pêche ligérienne sous toutes ses formes, La Maille tourangelle, ils ont fait un malheur lors de la Fête millière raboton, homme de loire, a 20 ans. Sûr qu’ils vont récidiver le samedi 30 avril !

Le bonheur au programme, c’est aussi Danielle Cars et ses crêpes bretonnes…
Qui dit mieux ?

Le bonheur au programme, c’est encore Reno – son orgue de barbarie et son répertoire de chansons entraînantes et pittoresques !

Le bonheur au programme, c’est de plus Jako, auteure, compositrice, interprète avec ses histoires vraies, rêvées, chantées, racontées. Formidable chanteuse qui s’accompagne avec talent, au clavier !

Le bonheur au programme, c’est partir en balade en bateau sur la Loire pour 40 minutes/5€, et goûter en direct à la vie du fleuve… Ça vous dit ?

Loire et crêpes

La Bretagne débarque au port de Chaumont-sur-Loire !

© Danielle Cars

À peine retraitée, Danielle Cars se lance dans l’offre saisonnière de crêpes sur les bords de Loire. Pourquoi les crêpes bretonnes ? À cause de liens particuliers avec cette région où la crêpe est reine ! D’ailleurs, elle a commencé par suivre une formation en Bretagne, pour intervenir, tout de suite, en professionnelle. Pourquoi la Loire ? Danielle Cars évoque, là-aussi, son lien chaleureux avec la nature et le fleuve, son sens du partage et son goût pour la convivialité. Elle recherche les lieux qui l’inspirent et lui correspondent intimement pour installer son (ou sa) billig. De ce point de vue, les bords de Loire représentent, pour elle, l’idéal. Vous avez des chances également de croiser Danielle Cars, lors de vide-greniers ou d’autres manifestations au plus proche des personnes. Quel est le secret d’une bonne crêpe bretonne selon Danielle ? De la farine et des œufs bio, issus du réseau local, voilà pour la pâte. Ensuite, la cuisson. Cuire la crêpe sur un ou une billig, c’est-à-dire, sur une plaque épaisse circulaire en fonte d’une quarantaine de centimètres de diamètre, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus. 2 ustensiles servent généralement à la confection des crêpes la rozell (petit râteau plat destiné à étaler la pâte) et une spatule. Ça y est, vous avez l’eau à la bouche ? Précipitez-vous au port de Chaumont-sur-Loire, le samedi 30 avril !

Reno et son orgue de barbarie

Ambiance festive et place aux chansons 

On a tous dans l’oreille le son de l’orgue de Barbarie. Il évoque des souvenirs de film en noir et blanc. Il s’associe parfois dans notre mémoire, ou dans notre imagination, à des évocations de mondes révolus et pittoresques. On pense aux chanteurs des rues du Moyen-Âge, aux films de Marcel Carné – Les Enfants du Paradis, entre autres. L’orgue de Barbarie, c’est la mélancolie bellement incarnée. C’est aussi la fête populaire dans toute sa spontanéité et son enthousiasme. C’est chaleureux, intime et convivial !

© Reno

Faites plus ample connaissance avec l’instrument fétiche de Reno.
L’orgue de Barbarie sur lequel joue Reno, porte l’estampille de la marque Odin, grand facteur d’orgues de Barbarie. C’est un orgue à flûtes, ce qui signifie que le son sort par des flûtes en bois. C’est en miniature, la configuration des Grandes Orgues d’église. Par ses proportions, il se rapproche de l’orgue médiéval positif (qui se posait sur une table, d’où son nom !). Après une éclipse de plusieurs siècles, l’orgue de Barbarie recommence à se faire entendre vers la fin du XVIIIème siècle, et s’impose vraiment au XIXème siècle. C’est la 1ère machine automatique historique, qui fabrique de la musique. Son système de cartes perforées, en fait le lointain ancêtre de la mécanisation des métiers à tisser et de… l’ordinateur… Ces cartes perforées sont conçues pour qu’à chaque trou corresponde une note et sa durée (blanche, noire, croche…). La lecture de la musique s’effectue sur une seule ligne, contrairement à la portée, sur une photo ci-dessus, avec de bons yeux, essayez donc de repérer des triolets…

Mais au fait, qui est Reno ?
« Au départ, c’est le chant qui m’a amené à l’orgue de Barbarie. Je ne suis pas instrumentiste, et je voulais un accompagnement musical comme appui à mes chansons. Depuis 20 ans, je travaille à la Clinique de La Borde. Quel lien avec mon orgue de Barbarie ? Il se trouve que tellement investi dans le fait de posséder mon propre orgue de Barbarie (je n’en disposais pas à l’époque), j’en ai fabriqué un avec un radiocassette, instrument complètement faux et complètement mariole… Je l’ai utilisé lors de fêtes à la Clinique de La Borde, par exemple le 15 août 2006, pour célébrer les 70 ans du Front Populaire, pour des anniversaires, des fêtes de fin d’année… Au fond de moi, je me suis fait le serment d’en posséder un, un jour. Et 6/7 ans plus tard, j’en ai trouvé un, à ma guise, sur Internet. De fait, mon véritable instrument est ma voix. J’ai suivi des cours de Chant et Orgue de Barbarie, près d’Orléans, auprès d’un professeur de chant – Jasmin Martorell – qui était lui-même, chanteur lyrique. Il m’a transmis les bases du métier car l’orgue est très puissant, je ne suis pas sonorisé – tout comme les chanteurs lyriques – avec ce professeur, j’ai acquis l’endurance et l’assurance au niveau de ma voix. »

Où chanter ?
« L’orgue de Barbarie étant un instrument de rue, il m’a paru évident de continuer de perpétuer la tradition. Je pratique donc dans la rue, et dans d’autres lieux que je privilégie : le marché du dimanche à Amboise, les abords du château d’Amboise, le marché de Chaumont-sur-Loire… »

Que chanter ?
« Un répertoire que j’imagine être celui d’un chanteur de rue : à 90%, je chante en français de Gaston Couté à Higelin, Nougaro, La Rue qu’est à Nous, Piaf, Montand, Trenet, le répertoire de Jeanne Moreau… Je partage avec les gens qui passent ou qui s’arrêtent, souvent on chante avec moi pour le plaisir, c’est plaisant, chaleureux, convivial… Tout ce que j’aime ! »

Jako, auteure, compositrice, interprète…

Histoires vraies, rêvées, chantées, racontées…

© Jako

Après 2 ans de tournée, dans de nombreux lieux, fêtes et animations, en Loir et Cher avec son duo Suzanne et Jako ; Jako se lance, en 2022, dans une aventure en solo.
L’auteure, compositrice, interprète puise son énergie et sa créativité dans le terrau d’une solide formation musicale. Après une quinzaine d’années d’apprentissage et de rodage pianistiques auprès d’un professeur qui l’a suivie au plus près de son art – Patrick Léger -, Jako a intégré pour 3 ans, le Cours Florent-Musique. Dans ce cadre, elle a non seulement perfectionné sa formation initiale, mais elle a acquis une maîtrise sur scène. Le grand intérêt du Cours Florent est de donner accès à des cours encadrés par des professionnels en exercice dans le milieu artistique. Jako a ainsi bénéficié d’accompagnements prestigieux : Philippe Legeay (Sanseverino) ; Jil Caplan ; et Yovo (Neg marron). Les années au Cours Florent l’ont confortée dans sa volonté et l’étendue de son potentiel pour faire carrière, à sa façon, dans la chanson. C’est Jako qui le dit : « Il fallait s’accrocher et donner beaucoup de soi : les cours ont débuté avec un effectif de 45 élèves, et nous nous sommes retrouvés à une dizaine seulement en fin de cursus !  Pendant mon tour de chant, je m’accompagne au clavier. Je chante, en français, des chansons qui racontent des histoires que j’aime à dire vraies, rêvées, chantées, racontées… que j’ai composées. C’est un répertoire que je qualifierai de poétique et espiègle ! Je chante également des airs connus, pour aller cueillir les gens avec un répertoire revisité. Je me plais dans les chansons de Barbara, Véronique Sanson, William Scheller… On dit de ma voix qu’elle a un côté chaleureux ; éclectique dans ses interprétations ; elle a sa « patte » ; elle est reconnaissable ; c’est une voix qui touche et qui déploie beaucoup de couleurs… Je répète là ce que j’ai entendu dire : comme tous les chanteurs, si je maîtrise ma voix, je ne l’entends pas en performance… Je souhaite ajouter que, le samedi 30 avril, chanter en plein air, au cœur d’un magnifique paysage de Loire, me rend heureuse au-delà de tout… »

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